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Michel Barnier a annoncé lundi 23 février que 18 % directes versées par Bruxelles seraient réaffectées à partir de l’automne 2010, ce qui correspond à une enveloppe de 1,4 milliard d’euros. La plus grosse part sera prélevée sur les productions végétales et les principaux bénéficiaires de cette réorganisation seront les producteurs de viande bovine, ovine et caprine, ainsi que les régions de montagne, l’agriculture biologique et la production de protéine.
L’objectif est aujourd’hui de « consolider l’économie agricole et l’emploi sur l’ensemble du territoire » a indiqué le ministre de l’Agriculture. « L’agriculture européenne n’a résisté à la crise mondiale actuelle que grâce à la politique d’aide de Bruxelles (...) Il faut la préserver au-delà de la réforme de 2013, et cela ne sera possible que si nous justifions les soutiens sur le plan économique, écologique et territorial ».
Si Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, a salué la décision du ministre, il a également demandé que soit fixé un nouveau rendez-vous en 2010 « car les aides prélevées sur les cultures végétales feront gravement défaut aux céréaliers si le prix du blé à la production tombe à 120 euros la tonne. » De son côté, la Coordination rurale a critiqué des mesures qui ne sont « que le fruit d’un arbitrage défensif pour gérer la redistribution d’aides, qui ne permettent plus aux agriculteurs de vivre décemment de leurs productions quelles qu’elles soient. » Néanmoins, pour le syndicat, « les prélèvements sur les grandes cultures ne vont faire qu’aggraver les difficultés que connaissent aujourd’hui les céréaliers. » Quant à la Confédération paysanne, elle se satisfait globalement des mesures prises mais regrette néanmoins « que le soutien aux productions de fruits et légumes n’ait pas été ciblé sur les produits frais et que les références historiques ne soient pas réellement remises en cause ». Selon le syndicat, « : Il y avait opportunité à demander à ce que les producteurs qui sont dans les régions les plus riches, qui donc reçoivent les plus grosses aides et qui par ailleurs ont les plus hauts revenus, n’aient pas été lus sollicités. »