Wesley Stace, un écrivain inspiré

par Béatrice Millésime 25 mars 2010

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Les livres de Wesley Stace sont de ceux qui se lisent lentement de peur d’avoir à tourner la dernière page. Pour un écrivain contemporain, la chose est suffisamment rare pour être notée.
Il y a d’abord "L’infortunée", un livre - paru en 2006 - que l’on peut qualifier, sans trop se tromper, de magistral. Et puis, un deuxième roman, "Les Garçons" - sorti deux ans plus tard – qui happe lui aussi le lecteur dès les premières pages. Dans l’un comme l’autre, Wesley Stace surprend par son imagination, par sa facilité à capter l’attention et à créer une atmosphère intrigante.

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Avec "L’infortunée", Wesley Stace nous plonge dans l’Angleterre du XIXe siècle et raconte l’histoire d’un jeune garçon élevé comme une fille par son père. Avec "Les Garçons", c’est le destin croisé d’un adolescent né au début des années 60 et d’une marionnette ayant appartenu à son grand-père que le narrateur évoque. Androgynie d’un côté, ventriloquie de l’autre, les thèmes sont éminemment originaux et les personnages taillés au cordeau.

Wesley Stace a une force narratrice incontestable. Non content d’avoir réussi, le temps d’un premier roman, à nous replonger avec bonheur dans l’Angleterre victorienne, il réussit le tour de force de nous charmer également avec l’Angleterre du XXe siècle. A chaque fois, il s’agit de situations familiales complexes, de rapports entre hommes et femmes qui ne le sont pas moins, mais à chaque fois, humour et émotion sont finement dosés. Tout simplement parfait.

"L’infortunée" et "Les Garçons", J’ai Lu, 7,60 euros.