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L’entreprise MGH (Manufacture générale horlogère) qui commercialise la marque Lip, à Lectoure, travaille sur un projet de modernisation de ses locaux, un projet qui devrait déboucher sur la création d’un espace galerie d’ici deux ans. « Mon souhait est de monter un projet avec un esprit musée », explique Jean-Luc Bernerd, le gérant de la société (*). Une manière de retracer l’histoire des montres Lip mais aussi de mettre en avant les autres marques, l’entreprise Mgh commercialisant également les montres Longboard, Looney Tunes et Rica-Lewis. « L’idée est de recomposer l’entreprise pour qu’elle corresponde mieux à nos besoins. C’est un projet 100 % privé qui est en plein élaboration. Mais nous avons le soutien des banques. »
Implantée au début des années 90 dans le Gers par Jean-Claude Sensemat, après avoir beaucoup fait parler d’elle à Besançon, l’entreprise Lip est devenue Mgh en 2002, après le rachat de l’entreprise par Jean-Luc Bernerd, alors directeur général. Si les montres ne se fabriquent plus depuis longtemps en France, c’est à Lectoure qu’elles sont dessinées, assemblées et réparées. « Notre service après-vente est entièrement géré ici », indique Jean-Luc Bernerd.

La société Mgh emploie 42 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 7 ME. Déjà très présente à l’étranger, sur tous les continents et dans vingt pays, elle a pour projet de renforcer encore plus sa présence hors hexagone. Les montres Lip sont évidemment les produits phare de l’entreprise, et représentent 70 % de ses ventes. Celles-ci se vendent entre 200 et 700 euros. « Lip a été la première société en 1974 à faire appel à des designers extérieurs », indique le gérant, « et nous continuons dans cette voie. Nous avons la chance d’avoir des modèles différents des autres et accessibles grâce à notre savoir-faire horloger. »
Si le secteur est fortement concurrentiel, notamment depuis que les grandes marques de textile sont arrivées sur le marché de la montre, l’entreprise Mgh affiche une certaine sérénité. « La montre reste un bijou, un accessoire, elle se transmet de génération en génération. Plus on prend de l’âge, plus on a envie d’un produit qui a un sens. C’est ce qu’offrent nos montres Lip. » Et Jean-Luc Bernerd d’ajouter : « Nous n’avons pas de concurrent sur la montre design, c’est ce qui nous tire en France. » Quant à l’étranger, la marque Lip est présente « dans des endroits cultes ».
L’entreprise n’est pas pour autant hermétique à la crise économique mondiale. Elle enregistre un frein depuis le mois de janvier après une bonne fin d’année qui a boosté le bilan.
(*) Jean-Luc Bernerd est depuis un an le président du Club Entreprendre Fleurance – Lectoure, qui réunit une soixantaine d’adhérents venus de tous les coins du département. Chefs d’entreprise ou professions libérales, les membres de ce club cherchent à nouer des contacts et éventuellement créer du business. Ils se retrouvent chaque vendredi midi autour d’un déjeuner, intitulé « La table ouverte ».