RN 124 : le manque de visibilité agace à gauche et à droite

par B.M 17 février 2009

Le plan de relance gouvernemental ne passe toujours pas chez les élus du Gers. Et les incertitudes concernant le calendrier des travaux entre Aubiet et Auch les agacent au plus haut point.

Le président du conseil général vient de demander à être reçu, avec d’autres élus du Gers, par le préfet de région, Dominique Bur, et ce « le plus rapidement possible ». Dans un courrier, adressé en fin de semaine dernière, Philippe Martin rappelle que les travaux à réaliser entre Aubiet et Auch nécessite une enveloppe de 30 ME et que les 4 ME prévus par l’Etat dans son plan de relance s’avèrent « dérisoires ». L’élu se plaint également de « l’insuffisance de concertation qui préside actuellement à l’élaboration des programmes de développement et de modernisation d’itinéraires. »
Le préfet devrait proposer d’ici la fin du mois une liste d’opérations routières à mener sur la période 2009-2013. S’engageront ensuite des discussions sur le plan local.

De son côté, Aymeri de Montesquiou, a profité de la séance des questions orales au Sénat, ce mardi 17 février, pour interroger Dominique Bussereau sur la RN 124. Rappelant que Jean-Louis Borloo avait, voilà quelques mois, « confirmé le financement des travaux de mise en deux fois deux voies du tronçon Auch-Aubiet de la RN 124 », le sénateur a critiqué le plan de relance du gouvernement et demandé un calendrier précis des travaux à venir sur la route nationale.
Le secrétaire d’Etat aux transports a répondu que « dès cette année, la RN 124 bénéficiera d’un effort financier consistant, avec 2 millions d’euros d’autorisations de programme pour achever la déviation de Léguevin et des autorisations de programme cumulées atteignant 12,7 millions d’euros dès 2009 pour les marchés de terrassement et d’assainissement, préalable aux travaux sur la section Auch-Aubiet. La finalisation du PDMI respectera les engagements relatifs à l’itinéraire Toulouse-Auch. Parmi les principales priorités figureront bien sûr la fin de l’aménagement Auch-Aubiet et la déviation de Gimont ». Et de confirmer « un financement complet d’ici 2015, selon un calendrier qui tiendra compte du fait que d’autres régions sont concernées ».

Dominique Bussereau a également émis le souhait que « le conseil régional participe au financement des infrastructures routières ». Un voeu que Martin Malvy a déjà qualifié de pieux, tant que l’Etat ne ferait pas, de son côté, un effort financier.



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