Paprec abandonne le projet de stockage de déchets industriels à Betcave-Aguin

par B.M 5 mai 2010

Le projet de stockage de déchets industriels que l’ancienne société Boucou menait à Betcave-Aguin avant son rachat en juillet 2009 par la société Paprec ne sera finalement pas poursuivi par cette dernière. « C’est un projet très mal engagé » indique Vincent Delage, directeur délégué Ile-de-France et directeur général de Paprec Sud-Ouest. « On ne le fera pas. D’abord, ce n’est pas notre cœur de métier et puis ce projet soulève un tel vent d’hostilité. »

Comme la société a déjà eu l’occasion de le dire, sa priorité est ailleurs. « Nous avons racheté la société Boucou dans un état déplorable. Notre objectif est de pérenniser les emplois et de nous concentrer sur notre activité actuelle qui est la valorisation des déchets. » Cette activité passe également par le Gers où le groupe a comme clients des entreprises (Latécoère, Abrisud…) et le syndicat mixte Trigone qui lui confie l’enlèvement de bennes. Lorsque Trigone aura créé sa régie de transport, « il nous faudra trouver d’autres contrats » souligne Vincent Delage.

« Contrairement à ce que certains ont pu croire au cours des derniers mois, nous ne passons absolument pas le Gers par-dessus la jambe » poursuit le directeur. « Et ce n’est pas ainsi qu’il faut interpréter notre volonté de ne pas poursuivre le projet de Boucou. Nous sommes au contraire très impliqués dans le Gers et nous souhaitons à la fois développer notre activité paloise (*) et renforcer notre clientèle gersoise. »

Implantée sur Toulouse, Pau, Bordeaux et dans le Lot, notamment à Cahors, Paprec Sud-Ouest regroupe 300 personnes dont 60 ex-salariés Boucou. Son chiffre d’affaires est de 35 ME.

(*) L’ancienne société Boucou, basée à Pau, s’est transformée en société Paprec Sud-Ouest Atlantique.


Suite à notre article du 5 mai, l’association Sauvegarde de Moncorneil-Grazan, Betcave-Aguin et leurs environs a diffusé, le 6, un communiqué dans lequel elle « invite à la vigilance, dans l’attente d’informations plus précises sur le devenir de ce site et sur les intentions du Groupe Paprec ». Elle indique, par ailleurs, que « cette décision a été le résultat des actions et de la forte mobilisation de notre association, de ses adhérents et sympathisants, ainsi que des habitants des communes et du département avec le Collectif Gers Natura Coteaux ».



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