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Le nuage radioactif qui passe ces jours-ci sur la France devrait avoir des « retombées 1000 à 10000 fois inférieures à ce qui a été observé en France après l’accident de Tchernobyl », nous indiquent gouvernement et experts, le Japon étant plus éloigné de la France que l’Ukraine. Sur le site de l’IRSN (l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) on peut lire que « ces retombées seront sans conséquence pour la santé des Français et pour l’environnement ». L’IRSN met d’ailleurs en ligne toutes les 4 heures les résultats de ses mesures.
On ne peut s’empêcher de sourire en regardant cet extrait d’un JT de mai 1986.
Dans un communiqué en date du 21 mars, la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) indique que « le passage des masses d’air contaminé sur la France ne doit pas générer trop d’inquiétude. Cependant, compte tenu du manque crucial de données, la CRIIRAD est contrainte de laisser certaines affirmations au conditionnel. Ceci devrait pouvoir être corrigé très rapidement. »
Dans un autre communiqué en date du 23 mars, la commission s’insurge contre le fait que les rejets des produits radioactifs dans l’atmosphère par la centrale nucléaire de Fukushima « ne sont ni maîtrisés ni quantifiés » au niveau international. « Dans le même temps des stations de mesures réparties sur l’ensemble de notre planète enregistrent les niveaux de radioactivité de l’air et suivent pas à pas l’évolution de la radioactivité dans l’espace et dans le temps… mais veillent jalousement à ce que ces données restent secrètes. Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation d’urgence radiologique. Et d’autant plus inacceptable que ce réseau de mesure est financé par l’argent public ! ».