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Il n’est paru à ce jour qu’en édition limitée sous le titre « Le chasseur d’âmes » mais d’ici quelques mois, il sera accessible à tous. Et il ne faudra alors pas le rater.
Le roman de Michael White, que les éditions Albin Michel envisage de sortir sous le titre « Le preneur d’âmes », est passionnant.
L’histoire se déroule aux Etats-Unis, alors que la guerre de Sécession n’a pas encore eu lieu. Caïn est un chasseur d’esclaves fugitifs, un chasseur d’âmes comme disent les Noirs, qui aspire à une chose : changer de métier au plus vite. Sa particularité : être amoureux des livres et lire en boucle « Le paradis perdu » de John Milton. Rosetta est une esclave fugitive, dont Caïn se voit confier la traque. Sa particularité : avoir un caractère bien trempé… et les yeux bleus.
Dit comme ça, la suite semble cousue de fil blanc. Et pourtant.
Michael White explore les Etats-Unis des années 1850. Il décrit la stupidité et la violence des Sudistes défenseurs de l’esclavagisme, comme des abolitionnistes les plus fanatiques. Croyances, traditions, convictions, rien n’est simple dans cette Amérique-là. Mais tout est dit simplement.
« Le chasseur d’âmes », Michael White, éditions Albin Michel, 21,50 euros.