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L’activité économique gersoise est dans le rouge. Les dernières données communiquées par la chambre de commerce et d’industrie, qui portent sur le troisième trimestre 2009, font état de chiffres d’affaires en baisse et de perspectives peu enthousiasmantes. En un an, la situation s’est donc considérablement dégradée dans le département. A la même époque en 2008, la crise semblait ignorer le Gers et le président de la CCI nous déclarait : « Il n’y a pas d’entreprises qui vont mal, et si c’est le cas, ce n’est pas à cause de la crise mais plutôt d’une mauvaise gestion. » Ce n’est plus vrai aujourd’hui.
La baisse du chiffre d’affaires touche tous les secteurs : l’immobilier (-41 %), l’industrie agro-alimentaire (- 13 %) où aucune amélioration n’est envisagée d’ici le début de l’année 2010, et ce malgré les fêtes, le commerce alimentaire et non-alimentaire (- 10 %), le BTP (- 8 %), les autres industries (- 7 %). Les carnets de commande ont chuté dans l’aéronautique et l’industrie du bois est touchée par la baisse de la construction individuelle. Dans les autres secteurs industriels, les chefs d’entreprises disent entrevoir une stabilisation de leur activité.
Devant ce constat, les exploitations agricoles font presque office de privilégiées puisque leur chiffre d’affaires ne baisse « que » de 3 % tandis que le secteur touristique annonce des résultats (non chiffrés) mitigés : baisse d’activités pour l’hôtellerie et la restauration, mais hausse pour l’hôtellerie de plein air et les résidences de tourisme.
Devant la recrudescence des difficultés, le chômage n’a cessé d’augmenter, les licenciements économiques et le chômage partiel ont connu une hausse respective de 54 % et 98 %, et les entreprises ont dû se tourner vers leurs banques. Au cours des six derniers mois, 13 % ont demandé un crédit de trésorerie, 14 % un prêt pour investissement et 11 % ont ressenti « une détérioration des relations avec leurs banques ».