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Les agriculteurs gersois en appellent aux pouvoirs publics pour les aider à faire face aux conséquences financières de la récolte 2009. Très mauvaise, cette dernière l’est notamment pour les céréaliers, dont les rendements sont au plus bas : 48 quintaux à l’hectare pour le blé alors que la moyenne nationale est de 77, et des perspectives tout aussi défavorables pour le tournesol ou le maïs, avec pour ce dernier des baisses de rendement attendues de 30 à 40 %.
Si le blé et le tournesol ont pâti des conditions météorologiques et de l’extrême chaleur, le maïs devrait connaître une baisse de densité due à « l’abandon du carbofuran » explique-t-on à la Fdsea, cet insecticide qui a été supprimé « sans être remplacé par un autre produit homologué ».
Les éleveurs et les producteurs de lait font face, eux, à une baisse des prix, et il n’y a guère que les viticulteurs pour être satisfaits de la vendange à venir. Cela ne les empêche pas toutefois de s’inquiéter pour leur avenir. Avec la nouvelle réglementation européenne qui autorise, depuis le 1er août, les vins de table à indiquer le cépage et le millésime sur l’étiquette, les vins de pays doivent faire face à une nouvelle concurrence.
Rendez-vous avec le service des impôts, contact avec la préfecture, remontée de l’information par le canal syndical (la Fnsea), les agriculteurs s’apprêtent à formuler plusieurs demandes dans les semaines à venir. Parmi elles, la suppression de l’impôt foncier non bâti et un report des cotisations sociales.