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Les présidents des communautés de communes étaient invités à rencontrer le nouveau préfet du Gers, lors d’une séance extraordinaire du conseil général, ce mardi 12 juillet, afin d’évoquer le projet de schéma départemental de coopération intercommunale. Cette réunion d’information devait permettre à Etienne Guépratte de répondre aux interrogations des élus. Telle était du moins l’ambition affichée par le Département. Résultat, il y eut beaucoup de discours, peu de questions et encore moins de réponses. Et pour cause.
Tenu par le projet de schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) réalisé par son prédécesseur, Etienne Guépratte a expliqué, dès son discours liminaire, qu’il comprenait « l’impatience légitime » des élus mais que la réunion qui se tenait dans l’hémicycle du conseil général ne pouvait en aucun cas être considérée comme une CDCI bis (Commission départementale de coopération intercommunale).
Cette dernière se réunira le 29 juillet pour émettre un avis sur les schémas intercommunaux des départements limitrophes, et se réunira ensuite à partir du 15 août pour étudier les avis des conseils communautaires et municipaux gersois. « La balle sera alors dans le camp de la CDCI » a indiqué Etienne Guépratte. Seule cette commission, que préside le préfet, aura la possibilité d’amender le projet de schéma. Il lui faudra pour cela recueillir les 2/3 des voix.
Etienne Guépratte s’est engagé à réunir cette commission au moins une fois par mois, « voire plus », afin « de poursuivre les échanges ». Pour les élus qui ne sont pas membres de la CDCI, « il leur est possible de nous faire passer des messages de manière indirecte », a ajouté le préfet.
La CDCI devra rendre son avis sur le schéma le 15 décembre prochain. L’arrêté préfectoral sera pris quinze jours plus tard.
« Je veux un schéma cohérent, avec des personnes qui souhaitent se marier », a indiqué Etienne Guépratte, qui a également souligné qu’il n’y aurait pas de dérogation possible à la suppression des communautés de communes de moins de 5000 habitants.
Parmi ces petites communautés de communes, les CC de Leez et Adour et des Hautes Vallées étaient représentées par leur président respectif, Lambert Gijsbers et Georges Barthe. Ce dernier a rappelé son souhait de fusionner avec la communauté de communes du Boulonnais, et non avec la CC Val de Gers comme voulu par le SDCI. Quant à Lambert Gijsbers, il a rappelé son refus de fusionner avec la CC des Monts et Vallée de l’Adour et réitéré sa demande de rattachement à la CC d’Aire sur l’Adour. Un rattachement que demande également la CC d’Aire sur l’Adour, dont le président Robert Cabé en a expliqué les raisons par deux formules :« logique de territoire » et « bassin de vie ».
Un peu plus tôt, le secrétaire général de la préfecture, Serge Gonzales, avait indiqué que les services de l’Etat ne s’étaient pas « fondés sur les bassins de vie » pour élaborer le projet de schéma intercommunal « mais sur la façon dont les territoires étaient conçus par les habitants. » Une petite phrase qui n’a pas manqué d’agacer les élus présents. La plupart des intervenants y ont fait allusion, et demandé au contraire que les bassins de vie soient pris en compte dans le futur schéma de coopération intercommunale.