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Le bureau d’études des Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (Safer), Terres d’Europe, a rendu public fin mai son étude annuelle sur le marché foncier rural. Revenus agricoles à la baisse, diminution du prix des terres, baisse des acquisitions par les agriculteurs, baisse également des acquisitions de terrains à bâtir et de maisons par des citadins ou ruraux non agriculteurs, tel est le constat pour l’année 2009. « Le marché foncier de l’espace rural est rattrapé par la crise » a déclaré le président de la Fédération André Thévenot.
Limitée depuis quatre ans (-2,7 %), la baisse des transactions s’est accélérée en 2009 passant à - 13,4 % au niveau national et à - 23 % au niveau du Sud-Ouest, la région la plus touchée. Dans le Gers, cette baisse est de 11,8 %. Au nombre de 1 016 en 2008, les transactions sont tombées à 891 en 2009 et les surfaces correspondantes sont passées de 7 849 hectares à 6 103, soit une baisse de 22,24 %. La baisse en valeur a été de 22,84 % (54 649 KE en 2009 contre 70 828 KE un an plus tôt).

Le marché se ferme pour tous les acquéreurs, qu’ils soient agriculteurs ou non, ces derniers représentant 38 % du marché. En valeur absolue, le nombre d’acquisitions par les agriculteurs diminue de 14 % sur le plan national, alors qu’il baisse de 11 % pour les non-agriculteurs. Cette baisse des acquisitions par les agriculteurs est due, explique la FNsafer, à la crise et à la baisse des revenus agricoles. Elle est particulièrement sensible sur le marché des terres et des prés qui enregistre une baisse de 4 % du nombre des transactions par rapport à 2008 (-10% en surface et -11% en valeur).
Dans le Gers, comme dans les Landes ou en Haute-Garonne, qui sont des départements orientés vers les grandes cultures ou l’élevage intensif à partir du maïs, c’est la tendance inverse qui est observée. La prise de marché par les agriculteurs est supérieure à 70 %.
D’une moyenne nationale de 50 90 euros à l’hectare, les prix des terres et prés libres non bâtis varie selon que l’acquéreur est agriculteur (4 910 E/ha) ou non
(5 310 E/ha). Dans le Gers, le prix moyen s’élève à 4 730 euros l’hectare, soit une légère baisse par rapport à 2008 (4 740 E). Entre 2002 et 2007, les prix ont respectivement été de 3 800 E, 4 050 E, 4 150 E, 4 390 E, 4 520 E et 4 580 E.

Ce prix de 4 730 euros enregistré dans le Gers est le plus faible de Midi-Pyrénées après celui de l’Ariège (3 260 E). Il s’élève par contre à 5 100 E dans le Tarn-et-Garonne, 5 370 E dans le Hautes-Pyrénées et le Tarn, 5 390 E en Haute-Garonne, 5 720 E dans le Lot et 6 940 E dans l’Aveyron.
L’évolution du prix moyen est liée aux parts de marché entre agriculteurs et non-agriculteurs. L’écart entre les prix d’achat pratiqués par les agriculteurs et les non-agriculteurs augmente sur le plan national (8 % en 2009, contre 4 % en 2008) alors qu’il baissait depuis 2006. Dans le Gers, le ratio entre le prix pratiqué par des non-agriculteurs et le prix pratiqué par des agriculteurs est de 0,8.