Le conseil général négocie la vente du domaine de Lacoste

par B.M 5 février 2010

Mis en vente par le conseil général en 2004, le domaine de Lacoste à Lupiac a peut-être trouvé preneur. C’est tout du moins ce que le président Philippe Martin a laissé entendre lors de la dernière assemblée départementale. Des contacts ont été pris avec une association dénommée « Revivre libre », dont le but est d’aider les jeunes et les adultes à résoudre leurs problèmes d’addiction (alcool, drogue…). Créée récemment sur Paris, et hébergée par la Fondation hospitalière Sainte-Marie, qui s’occupe de personnes handicapées et âgées, l’association « Revivre libre » n’est à ce jour installée dans aucun département. Le Gers pourrait donc être son premier lieu d’hébergement. Le vice-président de l’association, Hervé Deportes, préfère rester néanmoins prudent. « Nous devions signer une promesse de vente mais nous n’avons pu le faire car des pièces manquaient au dossier. C’est un peu compliqué, nous ne savons pas à ce jour comment va évoluer le dossier. » Pourquoi avoir choisi le Gers ? « C’est l’effet d’une rencontre, l’endroit est en partie aménagé et correspond à des critères de ruralité et de qualité de l’environnement qui conviennent tout à fait au centre que nous souhaitons créer. »

S’il est signé, le compromis de vente portera sur un montant d’1 ME et sur une surface de 5 ha, comprenant le château de Lacoste et une grange. Le domaine dans sa globalité s’étend sur plus de 23 ha, dont 18 ha de bois. Ces derniers ne font pas partie de la vente, le conseil général souhaitant en conserver la propriété.

Le domaine de Lacoste a été acheté par le conseil général en 1995 et après deux ans de réhabilitation, un internat pour le collège d’Aignan a ouvert ses portes. Cet internat a fonctionné à Lupiac de septembre 1997 à mai 2003, avant de rejoindre le collège d’Aignan.

Parallèlement à cette vente, le conseil général a également en projet de se séparer de son centre de vacances situé à Hossegor, dans les Landes, centre dont la fréquentation est en baisse. L’association Oxygers, qui occupe ce centre, a en effet enregistré une diminution de 12 % des nuitées entre 2008 et 2009. D’après le Département, ceci s’explique par « une désaffection des familles pour les colonies de vacances ». Les classes de neige fonctionnant par contre toujours bien, le conseil général compte garder son deuxième centre de vacances situé à Arreau, dans les Hautes-Pyrénées.

Si de telles ventes peuvent soulager les finances du département, malmenées par les réformes successives du gouvernement, elles ne résoudront en rien ses difficultés, explique-t-on dans l’entourage de Philippe Martin. « Le produit de la vente du château de Lacoste représente peu de choses par rapport aux 8,5 millions d’euros d’écart qu’il y aura en 2010 entre le coût du RSA, de l’Allocation personnalisée d’autonomie et les dépenses liées au handicap, et les compensations versées par l’Etat. »

Ce n’est pas la première fois que le conseil général cherche à alléger ses charges et revoit à la baisse ses biens patrimoniaux (collèges, instituts universitaires, cinémas, gendarmeries, archives départementales, aérodrome…). Les dernières années ont été marquées par plusieurs ventes comme celles du haras du Houga, et de l’ancien centre DDE de Condom, tandis que, plus récemment, le conseil général a délégué à un privé (Compagnie européenne des bains) la gestion du pôle thermal de Lectoure.



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