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Le conseil général a voté, ce jeudi 25 mars, son budget primitif pour l’année 2010, d’un montant global de 246 732 000 euros. « Un budget pragmatique », a indiqué Philippe Martin, caractérisé par une hausse de la fiscalité de 3 %, un investissement de 37,5 ME, en hausse par rapport à 2009, et des dépenses de fonctionnement d’un montant de 200 millions d’euros, en augmentation de 0,5 %.
Déjà évoquées l’an dernier à la même époque et maintes fois répétées depuis, notamment lors du débat d’orientation budgétaire de janvier, les baisses des dotations de l’Etat ont à nouveau été montrées du doigt à l’occasion du vote du budget. La dette de l’Etat à l’égard du département du Gers est évaluée à 14 ME, auxquels « s’ajouteront 8,5 millions d’euros supplémentaires en fin d’année » a indiqué le président du Département. Et
la suppression de la taxe professionnelle devrait représenter une perte de 1,5 ME.
Pour autant, a précisé Philippe Martin, « le Gers ne fait partie ni des 25 départements, qui connaîtront de grandes difficultés pour équilibrer leur budget, ni des 37 conseils généraux qui rejoindront en 2011 la liste des départements en cessation de paiement ».

Le conseil général n’aura pas à faire face cette année à un transfert de personnel de l’Etat. Le prochain transfert aura lieu en janvier 2011 et concernera 54 postes d’ouvriers des parcs et ateliers. « Sans aucune compensation » a précisé Jean-Pierre PUJOL, 1er vice-président. Conséquence de cette absence de transfert : les dépenses de fonctionnement n’augmenteront que de 0,5 % « contre 10 % par an pendant toute la période des transferts de charge ». La moitié de ces dépenses, soit 100 ME, ira à la solidarité (RMI, APA, maisons de retraite, établissements pour personnes handicapées). Les subventions seront quant à elles revues à la baisse, à l’exception de celles versées aux associations culturelles.
Côté investissements, dont le montant global sera de 37,5 ME, il est prévu de consacrer 17,6 ME aux routes, 5,5 ME aux collèges, 8 ME à l’aide aux communes ou encore 2,3 ME au développement durable.
La fiscalité sera augmentée de 3 %, « une augmentation limitée au strict nécessaire » a souligné Philippe Martin, quant au recours à l’emprunt, d’un montant de 15,5 ME, il sera en baisse de 22,5 % par rapport à 2009. L’encours de la dette à la fin 2009 s’élève à 126 ME, « conséquence du financement du plan de relance » a précisé Jean-Pierre Pujol.
Pour l’opposition, l’augmentation de la dette est source de mécontentement et d’inquiétude. « Il va bien falloir que des crédits soient dégagés pour rembourser les emprunts » a lancé Gérard Bézerra qui a également ajouté : « C’est un secret de polichinelle. Beaucoup d’élus de gauche sont eux aussi inquiets. »