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Le temps presse, aux dires des Chambres de commerce, pour la mise en deux fois deux voies de la RN 21 entre Limoges et les Pyrénées.
Lors du dernier sommet franco-espagnol de juin 2008, les chefs d’Etat ont décidé la création d’un groupement d’études sur la traversée ferroviaire des Pyrénées. Certes, ces études devraient durer jusqu’en 2013, mais en matière d’aménagement du territoire, il vaut mieux ne pas tarder.
La traversée en question relierait Dielsa, en Espagne, au plateau de Lannemezan. A partir de là, les CCI du Limousin, de l’Aquitaine et de Midi-Pyrénées, souhaitent que la route prenne le relais du fer et le prenne avec efficacité. D’où l’idée d’un doublement de la RN 21 entre Lannemezan et Limoges.
Créée en 1992, mise en sommeil avant d’être relancée voilà deux ans, l’association Euro 21 qui regroupe les CCI concernées par ce projet,
espère convaincre l’Etat. Non qu’elle souhaite un financement public - les CCI envisagent plutôt une concession autoroutière – mais elle veut que l’Etat saisisse la commission des débats publics, ce qui aura pour effets de lancer les études d’impact. Rien ne pourra se faire sans ça.
L’association Euro 21 organise à Auch lundi 1er décembre son troisième colloque sur le sujet. Y participera notamment le préfet du Gers Denis Conus. Au programme, entre autres, la présentation d’une étude réalisée par la Fédération nationale des transports publics, qui proposera une simulation des retombées économiques.
Désengorgement des rocades de Toulouse ou Bordeaux, désenclavement des bassins traversés par la RN 21, dont le Gers, ce projet n’est pas exempt de qualités, aux yeux des CCI. Il permettrait également d’aller au bout d’un processus entamé en 1996, avec l’inscription de la RN 21 au schéma routier transeuropéen. Le classement, sept ans plus tard, de la portion entre Limoges et Agen en grande liaison d’aménagement du territoire (GLAT) n’a pas non plus été suivi d’effets, si ce n’est « quelques travaux de déviation comme à Bergerac », explique-t-on à l’association. Les CCI souhaitent qu’un coup d’accélérateur soit donné au projet. Après avoir écrit à Dominique Bussereau, le secrétaire d’Etat chargé des Transports, elles ont adressé une lettre aux parlementaires en octobre dernier.