« Je ne supprime jamais de poste à la rentrée »

par Béatrice Millésime 3 septembre 2010

La rentrée est à peine lancée que déjà l’arrêté de carte scolaire pris au mois de juillet n’est plus d’actualité. Une fermeture de classe en moins dans le premier degré, trois ouvertures en plus, un nouvel arrêté sera pris courant octobre, une fois que l’inspecteur d’académie aura réuni le Cden (Conseil Départemental de l’Education Nationale).

La rentrée scolaire s’est finalement mieux passée que prévu dans le RPI Lagarde Hachan - Saint Ost où l’inscription de 22 élèves, contre 19 attendus, a permis de sauver une classe et une école, celle de Saint-Ost. Avec 11 élèves chacune, les écoles de Lagarde Hachan et Saint-Ost sont donc maintenues. L’inspecteur d’académie, Denis Toupry, a annoncé la bonne nouvelle, jeudi 2 au soir, aux élus.

« Je m’étais engagé au mois de juin à maintenir la classe si les effectifs le permettaient », explique Denis Toupry. « Il devait y avoir 19 élèves au plus, finalement on en compte 22. J’ai donc décidé de ne pas fermer la classe, même si le seuil minimal est normalement de 23 élèves. » Pour autant, des décisions importantes devront être prises dans les prochaines années dans ce secteur gersois, touché par une baisse constante de la démographie. « Le réseau scolaire est partout très fragile dans ce secteur sud du département. J’ai d’ailleurs rencontré l’ensemble des élus au mois de juin afin que nous entreprenions une réflexion et fassions des projections sur les deux-trois ans qui viennent. Il faut voir ce qui est concevable de faire. Voir par exemple si on ne peut pas rapprocher une école d’un RPI. » Pour l’inspecteur d’académie, « les élus sont tout à fait conscients des difficultés et de la nécessité de prendre certaines décisions. Je n’ai en face de moi que des gens qui savent écouter. »

Le maintien de la classe de Saint-Ost ne sera pas « compensé » par la fermeture d’une autre classe dans le département, histoire de maintenir un quota d’ouvertures et de fermetures. « Je ne supprime pas de poste à la rentrée. Cela arrive dans certains départements, mais moi j’ai décidé de ne pas le faire » souligne Denis Toupry qui ajoute : « Je n’ai, de toute manière, aucun quota à respecter. Ce que je dois faire, c’est ne pas dépasser le seuil des 870 postes qui m’ont été délégués par le ministère et le recteur. Je dois rester à ce chiffre. Mais je n’ai pas de quota. Il me faut faire fonctionner les écoles avec ces 870 emplois. Lorsque j’ouvre des postes à certains endroits, je regarde parallèlement si certaines écoles peuvent fonctionner avec un emploi en moins. »

Les décisions prises ces dernières heures le sont pour un an. Elles concernent également l’ouverture de trois postes : à Lombez, où la maternelle passe de 3 à 4 classes, à Aubiet où la forte augmentation des inscriptions à l’école primaire entraîne la création d’une 8e classe, et à Encausse (qui forme un RPI avec Monbrun) où l’école élémentaire va passer de 4 à 5 classes.

« J’utilise des moyens provisoires que je n’avais pas affectés » explique l’inspecteur d’académie, qui réunira les représentants du personnel de l’Education, les parents d’élèves et les élus lors d’un Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN) courant octobre. Un nouvel arrêté de carte scolaire sera pris dans la foulée.

Quant au secondaire, tous les ajustements qui devaient avoir lieu se sont faits au mois de juin. Les changements pour cette rentrée concernent les collèges de Fleurance et de L’Isle-Jourdain, où une classe de 6e a été créée, les collèges de Samatan et Vic-Fezensac, où une classe de 3e a été supprimée, le collège de Masseube, où une classe de 4e a été ouverte, ainsi que les lycées de L’Isle-Jourdain, où une classe de 2nde a été créée, du Garros à Auch, où une 2nde a été fermée et une 1ère scientifique ouverte, de Condom, où une 1ère ES a été créée et de Mirande, où une classe de 1ère SVT a été ouverte.



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