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Il a été au cœur de la vie publique auscitaine pendant des années, notamment comme adjoint de l’ancienne équipe municipale. Aujourd’hui à la retraite, Jacques Pommiès se consacre pleinement à l’une de ses passions : la photographie. Rencontre entre deux clichés.
C’est au retour d’un voyage en Grèce, effectué voilà quinze ans, que Jacques Pommiès s’est pris d’amour pour la photographie. Regrettant de n’avoir pu immortaliser toutes les belles choses qu’il avait vues lors de son séjour, il s’est dit qu’on ne l’y prendrait plus. Appareil photo argentique, matériels de développement, il a acheté tout ce dont il avait besoin à l’époque pour s’adonner à sa passion et a adhéré au Club Iso à Auch. Avec l’explosion du numérique, son rapport à la photo a changé, mais sa passion est restée intacte.
Ancien directeur du Toit Familial, ancien adjoint municipal en charge des travaux, Jacques Pommiès est à la retraite depuis trois ans. Qu’il s’agisse des spectacles de Circuits, des monuments parisiens ou des paysages gersois, il a passé une bonne partie de son temps, devenu libre, à prendre des photos. Certaines d’entre elles ont été exposées, en mars, au centre Cuzin et dans les locaux du conseil général, et les retours ont été « très encourageants ». « J’espère pouvoir exposer à nouveau » indique-t-il, « peut-être pas tout de suite car cela demande beaucoup d’énergie, mais d’ici quelques temps ». Il s’apprête, pour cela, à contacter des communes et des syndicats d’initiative. Et à repartir sur les routes gersoises. « Je vais continuer à prendre les paysages du département, car il y a une lumière magnifique. Je le ferai peut-être cette fois en noir et blanc. »

Appréciant autant les portraits que les images panoramiques, Jacques Pommiès cherche « à faire des photos qui sortent de l’ordinaire. Si c’est pour faire comme les autres, cela n’a aucun intérêt. L’intérêt est de montrer sa propre vision des choses », déclare-t-il. Après avoir longtemps travaillé en argentique, et pris beaucoup de plaisir à développer et tirer lui-même ses photos, « en particulier en noir et blanc », il s’est mis récemment au numérique. « J’ai vendu tout mon matériel argentique. Cela devenait trop compliqué pour un amateur comme moi de trouver les produits. » Alors évidemment, il a perdu, au passage, le contact avec le papier, le plaisir de travailler dans son labo, mais il estime avoir gagné en qualité et quantité. « La qualité des photos d’aujourd’hui est excellente, parfois meilleure qu’avant selon l’appareil que l’on an, et surtout on fait davantage de photos. » Par contre, il n’est pas question pour lui de profiter des possibilités de retouche qu’offre le numérique. Ses photos, prises en mode manuel, sont tout juste recadrées lorsque cela est nécessaire. « Une photo, c’est d’abord un sujet, de la composition, un coup d’œil. » Pas la peine, selon lui, d’en rajouter.
