Iron Maiden : du neuf avec des vieux

par Progman 14 septembre 2010

Comme ACDC ou Motorhead, Iron Maiden est une institution, un mythe, un des plus grands groupes de heavy metal du monde. En 35 ans de carrière et 100 millions d’albums vendus, les six anglais menés par leur leader et fondateur Steve Harris, ont fait la jonction entre deux générations.

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A chacun de leurs concerts, des milliers de fans de tout âge se précipitent pour les acclamer. On y voit des gamins de 14 ans portant les mêmes tee-shirts que leurs papas, à l’effigie d’Eddie, la mascotte du groupe, mort-vivant décharné présent sur toutes les pochettes de leurs albums. Ce zombie ridicule est pourtant sans doute le symbole de la longévité exceptionnelle du groupe basée sur une détermination sans faille, le refus des compromissions et des concessions aux maisons de disque et le souci constant de privilégier la qualité de leur musique.

Chaque nouveau disque de la Vierge de Fer est un événement. Pourtant on pourrait s’attendre à ce que nos sexagénaires se reposent sur leurs lauriers et leurs millions. Et bien leur dernier opus « The Final Frontier » sorti en août remet les pendules à l’heure. Le combo britannique nous délivre l’album le plus complexe et le plus progressif de sa longue carrière et réussit l’exploit d’être un des rares groupes avec autant d’années d’existence à réinventer son propre son. 76 minutes de mélodies ciselées et de maîtrise technique, certains morceaux dépassant les 10 minutes et toujours un plaisir de jouer qui laisse sans voix.

Les fans ne s’y sont d’ailleurs pas trompés puisque « The Final Frontier » s’est classé dès sa sortie numéro 1 des ventes de CD dans 21 pays dont la France sans aucun relais médiatique. De quoi s’interroger une nouvelle fois sur la crise du disque qui semble épargner le talent…

Nous sommes en 2010 et c’est encore Iron Maiden qui donne une leçon de rock n’roll ! Up the irons !

Extrait de « The Alchemist »

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