Intercommunalités : l’avenir des petits EPCI en question

par Béatrice Millésime 16 septembre 2011

Chargés de se prononcer sur la future carte intercommunale, les élus gersois réunis au sein de la CDCI (Commission départementale de coopération intercommunale) ont abordé, vendredi 9 septembre, le cas des petites communautés de communes que l’Etat souhaite voir disparaître. L’occasion pour le conseil général d’exprimer son point de vue sur les projets de fusion interdépartementaux défendus par les EPCI de Leez et de l’Adour, et des Hautes Vallées.

Le projet de schéma intercommunal, proposé aux élus gersois en avril dernier, prévoit, entre autres choses, la suppression des communautés de communes de moins de 5000 habitants et leur fusion avec d’autres communautés de communes. Six fusions ont ainsi été prévues par les services de l’Etat. Deux d’entre elles provoquent l’ire des présidents d’EPCI (établissement public de coopération intercommunale) concernés. Ainsi, Lambert Gijsbers, président de la CC du Leez et de l’Adour, ne veut pas d’une fusion avec la CC des Monts et Vallée de l’Adour mais souhaite se rapprocher de la communauté de communes landaise d’Aire-sur-l’Adour. De son côté Georges Barthe, le président de la CC des Hautes Vallées, veut une fusion avec sa voisine haute-garonnaise, la CC du Boulonnais, et non une fusion avec la CC Val de Gers.

Lors de la dernière réunion de la CDCI (Commission départementale de coopération intercommunale), le 9 septembre, le conseil général, par la voix de son représentant Georges Courtès, s’est prononcé sur les projets de fusion interdépartementaux, défendus par MM. Gijsbers et Barthe, et a exprimé son désir de ne pas voir trop de communes quitter le département. « Tant que les départements existent, cela n’est pas souhaitable » explique l’élu, car cela entraînerait « des problèmes particulièrement complexes ». Et d’ajouter : « Il est préférable que les communautés de communes gersoises qui fusionnent aient leur siège dans le Gers. »

Le conseil général n’est par contre pas opposé au fait que quelques communes isolées adhèrent à des communautés de communes qui ne se situent pas dans le département. Il est ainsi favorable au rattachement de Saint-Antoine à la CC tarn-et-garonnaise des 2 Rives.

L’avenir des petites communautés de communes sera de nouveau évoqué lors des prochaines réunions de la CDCI. Celle-ci se réunira le 7 octobre, le 4 novembre et le 9 décembre, date à laquelle le schéma sera voté. Pour l’heure, les élus de Leez et de l’Adour et des Hautes Vallées gardent espoir et continuent de travailler.

« Nous continuons à prendre des contacts, à faire des simulations financières, nous gardons le cap et nous le garderons jusqu’au bout » explique ainsi Georges Barthe. « Maintenant, si la CDCI se prononce à la majorité des deux-tiers contre notre volonté ou si le préfet refuse notre demande, nous verrons. »

Du côté de Leez et de l’Adour, les élus restent également sur leur position. Une position dont a voulu tenir compte la CC des Monts et Vallées de l’Adour. Depuis cet été, celle-ci travaille sur un autre projet de fusion, avec les CC Terres d’Armagnac et Bas Armagnac. Un projet qui a été évoqué lors de la dernière CDCI.

« Leez et Adour et Aire-sur-l’Adour ont toutes deux délibéré en faveur de leur fusion, il devenait difficile pour nous de croire encore en une intercommunalité avec Leez et Adour » explique Guy Darrieux, président de la CC Monts et Vallées de l’Adour. « Nous avons donc décidé de partir sur un autre projet, plus important et totalement cohérent géographiquement. Nous restons néanmoins ouvert à un rapprochement avec Leez et Adour au cas où son rattachement à Aire sur l’Adour serait refusé. »



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