Grandes heures et des cadences

par Damien Rostren 11 février 2010

Apprenant que les organisateurs d’un concert susceptible d’attirer quelques milliers de personnes s’étaient vus rejeter par la ville qui devait les accueillir, Elliot les contacte pour leur proposer de venir chez lui, à Bethel.

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Outre l’occasion d’y voir se produire des artistes qu’il aime, il y voit une opportunité de faire tourner un peu l’économie de cette petite ville et d’apporter un peu d’argent à ses parents, tenanciers endettés d’un hôtel délabré.
Le festival de Woodstock, puisque c’est de lui qu’il s’agit, entraînera en fait la venue de 500 000 personnes et restera comme un événement social et musical majeur.

Ang Lee nous raconte l’histoire d’un enthousiasme collectif, d’une communion furtive, d’un moment hors du temps, d’une ambiance particulière pour bien des raisons, pas toutes musicales d’ailleurs. Le film est agréable par son atmosphère, et par ce choix d’un récit qui encercle le concert sans pénétrer dans l’événement même ; le final, qui illustre la fin de la fête et le retour à la vie vraie est aussi plein de sens.

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Denis Dercourt fait un choix à la fois similaire et opposé avec un film qui, lui aussi, aborde la fuite de la réalité en montrant qu’il n’est pas si simple d’échapper à sa vie, à l’homme, à ce qu’il est, et à ce qui le fait : Mathieu, à la demande de sa mère hospitalisée, va habiter quelques temps avec son frère, Paul.
Paul est fragile, et passe tout son temps libre avec un groupe de personnes passionnées, comme lui, par l’histoire napoléonienne. Mathieu se rend compte qu’aider son cadet passe par le fait de participer, lui aussi, à leurs jeux de rôles, mais cela ne sera pas sans péril.

Ce récit original et filmé sans prétention se regarde avec plaisir et, finalement, est un bon complément à la réflexion que peut procurer le premier.

« Hotel Woodstock » - Ang Lee – à partir de 16,99€
« Demain dès l’aube » - Denis Dercourt – à partir de 19,99€
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