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Les bâtiments de l’ancienne usine d’équarrissage Ferso, situés le long de la RN 124, ZI Engachies à Auch, sont toujours en état de friches. Lourds, soumis à de longues procédures administratives ou tout simplement trop chers, les projets de reconversion des entreprises Sarreméjean et Delile n’aboutiront pas dans l’immédiat.
Les projets de reconversion ne sont pas enterrés, mais il faudra encore de nombreux mois avant que les bâtiments désaffectés de l’ancienne usine Ferso, fermée depuis quatre ans et demi, reprennent figure industrielle. Les sociétés Delile et Sarreméjean doivent faire face à des retards jugés indépendants de leur volonté.
La société Sarreméjean, qui a acquis 18 000 m2, n’a ainsi pas abandonné son projet de réaliser d’un côté une centrale à béton et de l’autre une usine de fabrication de fermettes. Elle a d’ailleurs demandé et obtenu les permis de construire nécessaires. « Mais avec la conjoncture, nous préférons ne rien faire pour l’instant », explique-t-on à la société. Peut-être en sera-t-il différemment dans les prochains mois. « Nous réexaminerons la chose en début d’année. » Si décision est prise de lancer le chantier de reconversion, la société commencera par réaliser la centrale à béton, une activité qu’elle connaît bien.

De son coté, la société Delile a toujours l’intention de construire, sur 12 000 m2, une entreprise de recyclage et de récupération des métaux ferreux et non ferreux, et une déchetterie industrielle. Ce projet nécessite l’obtention d’une autorisation préfectorale, et doit avoir, au préalable, reçu l’aval de nombreux services administratifs. Certains délais étant ici incompressibles, les services de l’Etat n’envisagent pas un aboutissement du dossier avant la rentrée 2009. Le dossier est actuellement étudié par les services de la Drire, la direction régionale de l’Industrie, de la recherche et de l’environnement. Etudes d’impact, études sanitaires, études des dangers, le dossier soumis à l’Etat doit être complet pour pouvoir faire l’objet d’une enquête publique. Pour l’heure, celle-ci n’a pas encore été lancée par le préfet. Lorsqu’elle le sera, elle durera environ un mois. L’enquête terminée, le dossier sera de nouveau examiné par les services de l’Etat, la Drire d’un côté, le Coderst de l’autre (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques). Et c’est seulement au terme de cette nouvelle phase d’études que le préfet décidera (ou pas) de notifier un arrêté d’autorisation d’exploiter.
Le secteur nord de la ZI Engachies restera donc en friches encore longtemps.