« Par sa couverture départementale, Trigone est un facilitateur »

par Béatrice Millésime 9 mai 2011

Route 124 : Trigone Eau a été créé l’an dernier pour accélérer la mise en œuvre du schéma départemental d’eau potable qui date de 2004. Cette création a-t-elle été accompagnée d’objectifs chiffrés et d’un calendrier précis ?
Francis Dupouey : Le délai de mise en œuvre du schéma s’explique par le fait que les projets dépassent parfois les périmètres administratifs des syndicats d’alimentation en eau potable existants. Pour mémoire, il faut rappeler que le but du schéma départemental est de rationaliser les unités de production existantes. Cela engendre forcément des modifications au niveau des périmètres administratifs des syndicats.
Notre objectif est de réunir de nombreux syndicats intercommunaux et des communes pour permettre des économies d’échelle. Nous souhaitons offrir le meilleur service qualitatif et les meilleurs prix. Comme pour le traitement des déchets, l’ambition de Trigone et du conseil général est de créer un service public de l’eau. Par sa couverture départementale, Trigone est un facilitateur, il apporte une solution juridique.
La création de Trigone Eau n’a pas été accompagnée d’objectifs chiffrés.

Le conseil général sera-t-il maître d’ouvrage de chacun des projets à mener ?
F.D : Non. Par contre, le conseil général reste un financeur des projets menés dans le cadre du schéma.

Comment se répartit le financement entre le conseil général, l’Agence de l’eau et l’autofinancement ? Est-ce toujours 35 %, 45 % et 20 % ?
F.D : Oui. Pour ne parler que du conseil général, sa participation est prévue par les statuts. En tant qu’adhérent de Trigone, il participe à hauteur de 35 % aux investissements réalisés dans le cadre de la compétence « production d’eau potable ».

L’enveloppe globale consacrée au schéma départemental est-elle bien de 80 ME ?
F.D : Oui, c’est ça.

Quel est le budget annuel de Trigone Eau ?
F.D : 1 ME en section de fonctionnement.

Trigone Eau va-t-il s’intéresser à tous les captages, qu’ils concernent les eaux souterraines ou superficielles ?
F.D : Trigone peut effectivement répondre aux besoins des collectivités adhérentes quelle que soit la nature de la ressource.

Combien de syndicats communaux ou intercommunaux ont adhéré, à ce jour, à Trigone Eau ? Lesquels ?
F.D : Cinq syndicats intercommunaux ont adhéré : Marciac, Vallée d’Arros, Saint-Michel, Beaumarchés et Vic-Fezensac soit 81 communes gersoises auxquelles s’ajoute Rabastens en Hautes-Pyrénées. Au total, cela représente environ 12 900 abonnés.

Quand sera mise en service la nouvelle station de captage de Montégut-sur- Arros ? Quel sera le coût final de réalisation ? Combien de communes seront desservies ?
FD : Elle sera mise en service au début de l’année 2013. Il s’agira du premier site de production d’eau potable nouvelle génération (*). Le coût de l’opération devrait approcher les 13 ME. Elle desservira 52 communes et 6323 abonnés, précisément, à la date du lancement.

Quels sont les problèmes particuliers rencontrés jusqu’ici lors des prélèvements dans les anciennes stations ? Quelle sera demain la différence de traitement de l’eau par rapport à aujourd’hui ? Qui va s’occuper du traitement ?
FD : Aucun problème particulier n’a été rencontré. Pour ce qui est du traitement à venir, je peux juste vous dire que nous avons pour objectif de répondre à des exigences techniques très précises afin d’assurer une qualité de l’eau optimale.
La consultation des entreprises est en cours.

Concernant l’activité « déchets », pouvez-vous rappeler le nombre de déchetteries dans le Gers ? L’objectif national depuis le Grenelle est la baisse des déchets. Cette baisse se vérifie-t-elle déjà dans le département ? Quels sont les objectifs à l’horizon 2014 ?
FD : Il y a 33 déchetteries dans le Gers, et effectivement, la baisse des déchets se vérifie dans le Gers. Le contrat de prévention que nous avons signé avec l’ADEME prévoit une diminution de 7% des déchets ménagers enfouis.

Trigone poursuit-il sa recherche de nouveaux terrains pour installer de nouveaux centres d’enfouissement ? Des solutions ont-elles déjà été trouvées pour couvrir les besoins gersois après 2014 ?
FD : Je ne peux rien vous dire sur ce sujet car la réflexion est en cours.

L’abandon de projets privés de stockage des déchets en 2010 complique-t-il la donne ?
FD : Absolument pas.

Où en sont les projets d’aménagement des deux anciens centres d’enfouissement de Mirande et Gondrin ? Des panneaux solaires ont-ils été installés à Gondrin ? Dans le cas contraire, ce projet est-il toujours d’actualité ?
FD : Le site de Gondrin a été réhabilité en 2009 et les travaux pour réhabiliter le site de Mirande commenceront en juin. Quant au projet de panneaux solaires, il est effectivement toujours d’actualité.

(*) Cette nouvelle station sera située à l’emplacement de l’actuelle station du SIAEP de l’Arros. Les syndicats intercommunaux concernés sont les SIAEP de la Vallée de l’Arros, de Saint-Michel, de Beaumarchés et de Marciac.



Ajouter un commentaire