Lire les articles
TERRITOIRELire les articles
AGENDALire les articles
SUR LA ROUTELire les articles
PAUSELire les articles
NO COMMENTLire les articles
Le professeur Rick est un Américain en exil à Paris, une fuite en avant qui le précipite dans les bas-fonds habituellement méconnus des touristes de la capitale. Cette découverte du sordide (mafia locale, clandestins, travail illégal, marchands de sommeil...) le mène aussi à Margit, une femme envoûtante qui ne va pas lui simplifier la vie.
L’américain Douglas Kennedy est connu pour ses thrillers psychologiques aussi bien à travers ses désormais nombreux romans ou les adaptations cinématographiques de ceux-ci. C’est donc avec appétit qu’on ouvre « La femme du Ve », désireux de plonger dans ces atmosphères si particulières qu’il sait animer.
Indéniablement, Kennedy écrit bien. La lecture est agréable, lisse et accessible. Et pourtant, on a des difficultés à suivre le héros en déchéance : le rythme lasse, le tout manque de consistance, la révélation finale frappe par son invraisemblance et laisse un goût de précipitation bâclée lorsque l’on referme le livre. En cours de lecture on a bien souvent du mal à comprendre où l’auteur veut en venir, si ce n’est de nous dresser un portrait glauque et caricatural de la vie d’un étranger à Paris. Il grossit à l’excès les traits de la réalité pour finalement lui opposer une sortie fantastique grotesque et en total décalage avec l’ensemble du roman. C’est à n’y rien comprendre.
« La femme du Ve » n’est pas le roman qui permettra de confirmer le succès de Kennedy ni de découvrir l’écrivain sous son meilleur jour.