Deux religions, trois Henri, une saga passionnante

par B.M 24 février 2011

1585. Le frère du roi Henri III est décédé et les Valois se retrouvent sans héritier pour succéder au trône. Beau-frère et cousin du roi mais aussi descendant de la maison de Bourbon et protestant, Henri de Navarre devient l’héritier légitime. Les catholiques ne peuvent s’y résoudre, en particulier les plus fanatiques d’entre eux, réunis autour du duc Henri de Guise au sein de la Sainte Ligue. Débute alors ce qui deviendra la 8e et dernière guerre de religion de ce 16e siècle : la guerre des trois Henri.

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Dans une brillante trilogie, Jean d’Aillon évoque cette énième guerre entre les catholiques et les protestants. Une guerre qui prendra fin avec l’édit de Nantes en 1598 mais que l’auteur choisit de nous conter jusqu’en 1589, à la mort d’Henri III.

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Affrontements, complots, assassinats, vols, mais aussi rencontres amoureuses et amitiés, Jean d’Aillon multiplie les personnages et les aventures. Sa saga historique, bizarrement classée dans la collection "polar", est bien écrite, efficace, passionnante.

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Hormis quelques personnages créés de toutes pièces pour enrichir le roman, l’on suit les péripéties de personnages illustres : les trois Henri, bien sûr, mais aussi la famille de Guise, Catherine de Médicis, François du Plessis de Richelieu (le père du cardinal), les protestants Mornay et Condé, Montaigne ou encore le méconnu Nicolas Poulain…

Jean d’Aillon multiplie les rebondissements pour notre plus grand plaisir et n’oublie pas d’évoquer la vie quotidienne des Français de l’époque, les premières victimes de cette guerre des religions.

La guerre des trois Henri, Jean d’Aillon
T1 - Les rapines du Duc de Guise, Ldp Policier, 6,95 euros.
T2 - La guerre des amoureuses, Ldp Policier, 7,50 euros.
T3 - La ville qui n’aimait pas son Roi, 19 euros. Sortie en poche au mois d’avril.