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Tromelin est un diplomate français. Lorsqu’il est envoyé à Londres pour participer à une conférence européenne sur le thème de l’information, il enrage. Que ne donnerait-il pas pour être en poste à Tokyo ?
L’ennui, la lassitude, les rancœurs, les querelles entre représentants de l’Est et de l’Ouest, Tromelin vit tout cela. Et se morfond. Jusqu’au jour où l’incroyable se passe. Le 9 novembre 1989, le mur de Berlin tombe. Tromelin se rend compte qu’il est en train de participer à la dernière conférence de la Guerre Froide.

Hormis la postface qui n’a pas grand intérêt, Marc Bressant nous décrit, avec un style fluide et agréable, les coulisses romancées d’une conférence diplomatique.
Entre humour, haine et amour, les participants se dévoilent au fil des événements de l’Est dont ils se tiennent géographiquement éloignés. Plus fragiles qu’ils n’y paraissent pour certains, plus lucides pour d’autres. « Cette manière qu’a l’Histoire, sans crier gare, de déborder du lit que les hommes lui avaient assigné pour un siècle ou deux a de quoi faire perdre sa sérénité à l’observateur de le plus froid. »
Diplomate lui-même, Marc Bressant, de son vrai nom Patrick Imhaus, sait sans doute de quoi il parle. Son livre a reçu le Grand prix 2008 du roman de l’Académie française.
« La dernière Conférence », Marc Bressant, éditions de Fallois, 236 pages, 18 euros.