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Daniel Boudot est arrivé dans le département voilà neuf ans pour occuper le poste de directeur du pôle thermal départemental, au sein du conseil général. Quelques années plus tard, alors qu’il était à la recherche d’un emploi, il a décidé de se lancer dans la création d’un site e-commerce 100 % gersois. Gersbonheur.com allait naître.
L’idée de créer un site internet lui a été soufflée par un ami. C’était en 2006. Dubitatif, Daniel Boudot a d’abord accueilli la proposition avec prudence avant d’être rapidement emballé. Gersbonheur.com a vu le jour en septembre 2006. Le démarrage a été un peu long, mais depuis le mois d’octobre 2007, le site tourne plutôt bien.
Daniel Boudot a effectué la plus grande partie de son parcours professionnel dans le secteur du tourisme. Sables-d’Olonne, Savoie, Haute-Savoie, il a finalement rejoint le Gers qu’il n’a plus quitté depuis le mois de janvier 2000. Après avoir travaillé à la relance de la station thermale de Castéra-Verduzan et la mise en place du centre de Lectoure, il a quitté le secteur du tourisme. « Lorsque j’ai décidé de créer un site internet, ma première démarche a été de chercher comment supporter le projet », explique Daniel Boudot. « Je me suis donc rapproché de Gers Initiatives, à l’Isle-Jourdain. Cela me permet d’avoir un statut d’entrepreneur salarié en attendant de voir comment tout cela évolue. » Articles dans les journaux, informations relayées par le Comité départemental du tourisme, Gersbonheur se fait connaître petit à petit. « Financièrement, c’est loin d’être satisfaisant, par contre, c’est de mieux en mieux en terme de fréquentation. » Le site a enregistré 682 546 requêtes depuis sa création. Daniel Boudot a laissé le soin à des amis webmaster et graphiste de s’occuper de la partie technique. Lui s’est concentré sur la recherche de fournisseurs. Une recherche qui l’a conduit à arpenter pendant de nombreuses semaines les marchés et foires du département.
Le site propose différents produits à la vente, qu’il décline selon les cinq sens : le goût (armagnacs, apéritifs, chocolats, plats cuisinés…), l’odorat (huiles essentielles), la vue (des livres d’auteurs gersois), le toucher (crèmes, savons) et l’ouïe (CD de musiciens locaux, de Bandas notamment). Les clients sont Gersois mais pas seulement. Beaucoup vivent au nord de la France, dans la région parisienne notamment. « Je suis allé sur de nombreux sites de référencement et je me suis inscrit sur de nombreux annuaires » indique-t-il. Ce travail fastidieux effectué, Daniel Boudot a eu moins besoin de s’investir à 100 % dans le projet. Il partage donc aujourd’hui son temps entre l’animation de Gersbonheur et le poste de directeur administratif de l’association d’insertion Aster, basée à Condom.
Aster (Armagnac Services au TERritoire) fonctionne comme un atelier chantier insertion, et emploie à ce jour 19 personnes en difficulté (RMIstes, handicapés…). Espaces verts, réfection de murs ou de toitures, l’association intervient sur les secteurs de Condom et Nogaro. « Notre volonté est d’être complémentaire avec les artisans locaux ou les petites entreprises » précise Daniel Boudot. « Nous sommes là pour apporter un autre service et souvent nous faisons des travaux que les entreprises ne peuvent ou ne veulent pas faire. » Plus de 80% du chiffre d’affaires d’Aster est réalisé avec les institutionnels que sont le département, les communautés de communes, les communes, etc...
Aster ressent, comme d’autres, les effets de la mauvaise conjoncture ambiante. Comme Gersbonheur, notamment, dont l’activité est en dents de scie depuis le mois d’octobre 2008. Mais Daniel Boudot est confiant. « Je continue car je vois que ça progresse. » Une reprise s’est d’ailleurs amorcée au mois de janvier.