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Avec « Les souliers bruns du quai Voltaire », sorti début septembre, Claude Izner poursuit sa série des « Victor Legris », débutée en 2003, et raconte la nouvelle enquête du libraire-détective, dans le Paris de la fin du XIXe siècle. Cette enquête de Victor Legris est la dixième. Un chiffre qui n’a visiblement guère inspiré l’auteur, ou plutôt les auteurs puisque Claude Izner est le pseudonyme de deux sœurs, Liliane Korb et Laurence Lefèvre.
On s’ennuie ferme à la lecture de ce nouvel ouvrage, les scènes se suivent sans intérêt, les personnages sont survolés, certaines situations donnent une impression de déjà lu, le contexte historique (l’histoire se passe en pleine affaire Dreyfus) est peu exploité contrairement aux autres volumes, et le dénouement est insipide au possible.
L’histoire commence pourtant bien, plongée comme chaque fois dans les milieux littéraire et populaire parisiens. Des meurtres inexpliqués arrivent jusqu’aux oreilles de Victor Legris et de son beau-frère Joseph Pignot. Un libraire, une modéliste, un bouquiniste… le mode opératoire de ces meurtres déconcerte et promet une enquête intéressante. Ce ne sera malheureusement pas le cas.
Jusqu’ici, et même si les neuf précédents tomes n’étaient pas de niveau égal, le charme arrivait toujours à opérer. L’on prenait plaisir à suivre, de livre en livre, l’évolution de Victor Legris et de ses proches, et la description de la vie parisienne de l’époque ravissait. Mais dans « Les souliers bruns du quai Voltaire », plus rien ne semble fonctionner. Même les personnages principaux ont perdu leur côté attachant.
Il est fort à parier que le 11e tome restera sur les étals.
« Les souliers bruns du quai Voltaire », Claude Izner, collection « Grands détectives », Edition 10/18.