Carte scolaire : une première liste de fermetures de classes

par Béatrice Millésime 11 février 2011

Tandis que les CTP et CDEN se réuniront les 18 et 21 février, l’Inspecteur d’Académie a communiqué ce jeudi 10 aux enseignants, qui, pour une partie d’entre eux avaient choisi de faire grève, une première liste d’écoles qui pourraient être touchées par des fermetures de postes à la rentrée prochaine. Tous les secteurs du Gers sont concernés.

L’Inspecteur d’Académie a communiqué, ce jeudi 10 février, aux représentants du personnel du premier degré, une première liste d’écoles qui pourraient être concernées par les fermetures de postes annoncées par le rectorat au mois de janvier. Pour mémoire, l’Académie a prévu la suppression de 28,5 postes d’enseignants dans le Gers, dont 20 dans le primaire.

Il s’agit des RPI et écoles rurales de Ladevèze Rivière, Berdoues, Biran, Saint-Martin d’Armagnac et Saint-Germé ; des classes maternelles du Garros (Jean Rostand 1 et Jean Rostand 2), de Pavie, Miélan, Nogaro et de Lectoure ; des classes élémentaires d’Aignan, Auch D’Artagnan et Pujaudran ; des classes primaires d’Aubiet, Caussens, Saint-Clar et Seissan.

Les suppressions d’effectifs dans les écoles rurales devraient entraîner la fermeture de ces dernières. Parmi ces écoles, on retrouve celles situées à Saint-Martin d’Armagnac et Saint-Germé, dont le projet de fermeture avait déjà été évoqué l’an dernier par l’Inspecteur d’Académie, avant d’être finalement abandonné.

On retrouve par ailleurs l’école de Pujaudran, qui avait, elle aussi, été épargnée à la rentrée 2010 au terme de discussions avec les élus.

Les autres fermetures prévues pour la rentrée 2011 concernent des postes d’aide aux élèves en difficulté. Sont pour l’heure visés les Rased de Villecomtal, Eauze, Vic-Fezensac, Cazaubon, Fleurance, Marciac et Lectoure, les établissements spécialisés de Jégun, Roquetaillade et le Centre médico-psycho-pédagogique d’Auch, ainsi qu’un poste de soutien au langage à L’Isle Jourdain.

Proposé cette semaine aux organisations syndicales, ce projet de carte scolaire sera peaufiné dans les prochains jours et présenté aux délégués du personnel, parents d’élèves et élus lors des CTP (Comité Technique Paritaire) du 18 février et CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale) du 21. Suivra ensuite un mois de négociations et délibérations au sein des conseils municipaux et communautaires, au terme duquel l’Inspecteur prendra un arrêté de carte scolaire.

Les syndicats, qui manifestaient ce jeudi 10 février, ont déjà prévenu qu’ils organiseront de nouvelles journées de protestation. « Le Gers a plus que jamais besoin de solidarité, de justice sociale et d’égalité », indique la FSU dans un communiqué. « L’école, comme les autres services publics, doit avoir les moyens humains, matériels et financiers d’y contribuer. » Pour le syndicat, la rentrée 2011 va être caractérisée par « une augmentation des effectifs par classe, la diminution de la prise en charge des élèves en difficulté et la quasi disparition de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, dont près de 60% fréquentaient l’école dans le Gers en 2000 ».

Contrairement à l’an dernier, où à force de discussions, le projet de carte scolaire avait été remodelé à la rentrée et où le nombre de fermetures avait été moins important que prévu, « les marges de manœuvre sont cette année réduite vu le nombre de fermetures annoncées (*) », s’inquiète Joël Rambeau, délégué syndical. « Et l’an prochain, on nous promet le double. »



Ajouter un commentaire