Carte scolaire : 14 classes de primaire devraient fermer

par Béatrice Millésime 2 avril 2010

La carte scolaire 2010-2011 se dessine. L’Inspecteur d’Académie a réuni les 1er et 2 avril les syndicats, parents d’élèves et élus pour leur faire part des changements envisagés dans les établissements du 1er et du 2nd degré. Officiellement, rien n’est pour l’heure définitif puisque les élus ont encore à délibérer dans leurs communes et communautés de communes respectives avant que les décisions ne soient régularisées par un arrêté. Mais les marges de manœuvre semblent faibles. 14 classes d’écoles primaires devraient fermer.

L’Inspecteur d’Académie a réuni ces jeudi 1er et vendredi 2 avril les instances consultatives que sont le CTP (Comité Technique Paritaire) et le CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale), instances composées de représentants du personnel de l’Education, de parents d’élèves et d’élus (1). Les uns comme les autres se sont vus informer des changements à venir, notamment dans le primaire. Ces réunions vont être suivies de délibérations au sein des conseils communaux et communautaires, et d’ici la fin du mois, l’inspecteur d’Académie prendra un arrêté. Si cet arrêté est conforme aux annonces, il entérinera la suppression de 14 classes de primaire et la création de 4 autres.

En annonçant, fin septembre 2009, la suppression de 16 000 postes dans l’Education nationale pour la rentrée 2010, le gouvernement a imposé à l’Inspection d’Académie la suppression de 4 postes dans le primaire.
La plupart des fermetures de classe envisagées touchent des RPI (Regroupement pédagogique intercommunal). Sept sont concernés : le RPI Saint-Martin-d’Armagnac/Urgosse/Sorbets/Lanne-Soubiran/Saint-Griède/Arblade-le-Haut, où une manifestation a été organisée fin mars pour dénoncer le projet de fermeture ; le RPI Saint-Germé/Saint-Mont/ Lelin-Lapujolle ; le RPI Viella-Maumusson-Labarthète-Verlus ; le RPI Monguilhem/Monlezun d’Armagnac/Panjas ; le RPI Chélan-Monlaur-Panassac ; le RPI Tieste-Uragnoux/Galiax/Jû-Belloc/Préchac-sur-Adour ; et le RPI Sauviac-Saint-Ost. Pour les RPI de Saint-Ost et Chélan, la fermeture de classe entraînera la fermeture de l’école.
Ce sera également le cas pour l’école élémentaire d’Ornézan où est prévue la fermeture de la classe unique. Les autres écoles touchées se trouvent à Plaisance (école maternelle), Montesquiou (école élémentaire), Pujaudran (école élémentaire), Estang (école primaire) Lupiac (école primaire) et Caussens (primaire).

A ces 14 fermetures de postes-classes s’ajoutent la suppression de 2 postes de remplaçant sur le département, 1 poste et demi à l’IME de Beaumarchès, un demi poste au centre spécialisé pour jeunes en difficulté de Saint-Clar, 1 poste de maître G, pour les enfants ayant des problèmes comportementaux, à Fleurance et 1 poste de remplaçant provisoire. Soit au total 20 suppressions de postes.

Parallèlement à ces fermetures, sont prévues la création de 4 classes à Cazaubon (école élémentaire), Sainte-Christie (école primaire), Mauvezin (école maternelle) et Seissan (école primaire) auxquels s’ajoutent des ouvertures de postes spécialisés : 4 postes dits de décharge d’enseignement des directeurs d’école à quatre classes (des instituteurs viennent remplacer des directeurs-enseignants lorsque ceux-ci sont mobilisés par leur tâche administrative) ; 1 poste pour le Rased (1) réparti en un demi-poste d’enseignant pour les enfants sourds et un demi-poste de maître G ; 1 poste de référent ; 2 postes de psychologues scolaires ; et un demi poste pour l’Institut médico-professionnel de Pauilhac. Par ailleurs, l’Inspecteur d’Académie a confirmé l’ouverture des 4 postes et demi d’adjoint de classe qui avaient été décidés l’an dernier de manière provisoire.

Si les syndicats se félicitent de l’effort fait pour renforcer les effectifs du Rased, ils déplorent bien évidemment les fermetures de classe qui concernent essentiellement des écoles rurales, à part Pujaudran et Plaisance. Ils s’interrogent, de surcroît, sur la capacités des effectifs gersois à remplir les postes de psychologues scolaires qui vont s’ouvrir. Les enseignants spécialisés manquent dans le département.

(1) Philippe Martin a critiqué, dans un communiqué, une « politique d’affaiblissement des services publics (qui) aboutit non seulement à ne pas créer un seul poste supplémentaire dans l’éducation malgré l’augmentation constante du nombre d’enfants scolarisés dans notre département, mais aussi à fermer des classes et même des écoles ».
(2) Réseau d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté



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