Cantines du Savès :
le conseil communautaire a tranché

par B.M 2 juillet 2010

Réunis le 30 juin, les élus de la communauté de communes du Savès (1) ont pris leur décision quant à l’avenir des cantines du secteur, avenir qui nourrit de nombreux débats avec les parents d’élèves depuis plusieurs mois. Les élus se sont mis d’accord sur une « solution de bon sens », comme l’a indiqué Jean Loubon, le président de la CCS, à savoir l’inscription au budget 2013 d’une cuisine centrale qui desservira les repas à l’ensemble des écoles du secteur.

D’ici là, les projets qui sont dans les tuyaux le restent. Trois projets sont ainsi à terminer à Polastron, Noilhan et Lombez (école maternelle). Les cuisines autonomes de Noilhan et Polastron deviendront des cuisines satellites, la première dès la rentrée 2010, la seconde à la fin de l’année. Et la cuisine de l’école maternelle de Lombez, qui est déjà une cuisine satellite, le restera mais l’office qui sert à la réception des repas en liaison froide sera rénové d’ici la Toussaint 2011.

Deux cuisines sont par ailleurs à mettre aux normes à Samatan et Tournan. Cette mise aux normes se fera d’ici l’été 2011. En attendant qu’une cuisine centrale intercommunale voie le jour, les deux cuisines resteront autonomes. Ce sera également le cas des cantines de Monblanc et Seysses, où la restauration est faite sur place.

La réalisation d’une cuisine centrale intercommunale devrait coûter près d’1,5 million d’euros à la communauté de communes. L’objectif des élus est qu’elle serve à d’autres publics que les scolaires, CCAS, centres de loisirs, etc.

Les élus ont fait leur choix sur la base d’une étude d’un cabinet (Absys) qui a pesé le pour et le contre des différents scénarios : une cuisine centrale hors communauté de communes avec portage des repas, une cuisine centrale intercommunale et une préparation des repas au sein des établissements scolaires. Ce dernier scénario, privilégié par les parents d’élèves regroupés au sein de l’association Parents du Savès, a été considéré comme impossible sur certains sites par le cabinet.

Dans un courrier adressé mi-juin aux élus, l’association soulignait que « voter pour une cuisine centrale reviendrait, après avoir dépensé 24 000 euros pour une étude par ailleurs peu précise, à exprimer un vœu pieux : un projet dont on peut craindre qu’il sera sans cesse repoussé parce ce que ses débouchés et son financement sont incertains ». Elle indiquait également que « seul le retour aux cuisines autonomes avec la création d’une coopérative d’achat sur la base de menus communs, nous paraît viable à long terme. Les cuisines autonomes nécessiteront certes des investissements (qui pourraient être comparables à celui d’une cuisine centrale) mais qui pourront être échelonnés sur 3 à 5 ans, voire plus si nécessaire et peser moins sur les finances de la communauté. De plus, les cuisines autonomes ne se heurtent plus à la nécessaire question de la rentabilité et sont donc particulièrement adaptées à la configuration sociale et économique de notre territoire. »

(1) La CCS réunit les communes de Samatan, Lombez, Tournan, Montpezat, Laymont, Monblanc, Seysses-Savès, Pompiac, Cazaux-Savès et Noilhan.




Vos commentaires :

  1. Envoyé le 5 juillet par Sandrine Higué, présidente de l’association de Parents du Savès.

    « Le 22 octobre 2008, la Communauté des communes avait déjà voté la transformation de l’ensemble des 11 cantines en offices de rechauffage et cassait ainsi la cuisine traditionnelle offerte aux 750 élèves des classes primaires en Savès. Malheureusement cette décision n’a pas été remise en cause contrairement à ce qu’attendaient les parents. La casse se poursuit sans qu’il y ait de réel projet qualitatif en la matière pour prendre la relève. Le choix de la cuisine intercommunale n’est qu’un effet de communication pour "rassurer" l’opinion locale. En réalité les enfants vont manger de la cuisine industrielle sous barquettes pendant de longues années. Quel gâchis ! Le combat mené par les parents pour sauver les cantines traditionnelles n’aura concrètement servi à rien sinon à ouvrir les esprits sur les possibilités d’un territoire à rechercher localement des solutions satisfaisantes et, espérons-le, faire réfléchir davantage sur d’autres choix à faire dans l’avenir. »



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