Lire les articles
TERRITOIRELire les articles
AGENDALire les articles
SUR LA ROUTELire les articles
PAUSELire les articles
NO COMMENTLire les articles
Une nouvelle rentrée littéraire, un nouveau Nothomb, une nouvelle déception. L’antienne est malheureusement encore valable cette année avec "Le voyage d’hiver" : le récit d’un homme, Zoïle, amoureux au désespoir et sur le point de détourner un avion.
Les éléments de narration typiques de l’auteure sont toujours là : des prénoms étranges et évocateurs, des relations humaines singulières, la dualité des personnages, une écriture légère et fluide organisée en chapitres courts... et pourtant la magie ne fait plus effet. Un peu trop de déjà vu et un cruel manque de relief se conjuguent pour rendre l’ensemble insipide.

Outre le récit de la relation amoureuse platonique, le reste du roman semble bien improbable et tend même à l’ennui. L’accroche pourtant semblait prometteuse mais l’attentat en suspens ne semble finalement qu’un prétexte. La justification de l’acte meurtrier du narrateur est bien fade et on ne comprend que peu les raisons du geste arrivé à la dernière page. L’ensemble est assez pauvre ; déstructuré et entrecoupé de lieux communs affligeants. Ce qui ne poussera pas, pour une fois, ses détracteurs à dénoncer la brièveté du roman.
On sait Amélie Nothomb capable du meilleur comme du pire, ses fans de la première heure aimeraient voir se confirmer le premier point. Rendez-vous l’année prochaine ?
« Le voyage d’hiver », Amélie Nothomb, Albin Michel, 15 euros.