Alors inoffensif le maïs OGM Mon810 ?

par La rédaction 12 février 2009

Un article du Figaro, daté du 12 février, révèle les conclusions d’un rapport de l’Afssa, l’l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments , selon lequel, le maïs transgénique Mon810 mis au point par la société Monsanto et interdit de culture en France, ne présente aucun danger pour l’homme.
Dans un communiqué, la Coordination rurale se dit inquiète « de la carence en matière d’expertise globale pour la sécurité sanitaire ». Et regrette que « l’avis de l’AFSSA ne soit que parcellaire » : « On ne peut pas se contenter de l’avis de l’AFSSA concernant l’innocuité prouvée ou apparente de l’ingestion du MON 810 par les animaux extrapolée aux êtres humains. En effet, la question posée quant à l’autorisation de culture à grande échelle du maïs MON 810 est beaucoup plus large, puisqu’il s’agit de savoir si celle-ci risque d’avoir des impacts négatifs sur l’équilibre de la faune et de la flore. »
Le rapport de l’Afssa est rendu public alors que Jean-Louis Borloo doit défendre, le 16 février prochain devant la Commission européenne, la clause de sauvegarde activée par la France début 2008.
Dans un communiqué, daté du 10 février, la Coordination rurale exprimait son inquiétude à quelques jours de cette réunion et lançait un appel commun avec Greenpeace, les Amis de la terre, Attac, les Faucheurs volontaires... :
« Le 21 janvier dernier, la Commission Européenne a annoncé son intention de saisir d’une part , le comité permanent de la chaîne alimentaire et, d’autre, le Conseil sur deux sujets concernant les OGM en Europe.
Le 16 février, ce Comité devrait se prononcer sur une demande de levée des clauses de sauvegarde grecque et française (Interdiction du maïs OGM Mon810) Le 25 février, c’est l’autorisation de mise sur le marché de deux maïs OGM Bt ( TC 1507 de Pioneer et Bt 11 de Syngenta) qui sera demandée au même Comité de réglementation.
Le 2 mars, le Conseil Environnement devrait se prononcer sur une demande de levée de la clause de sauvegarde hongroise Une majorité qualifiée doit être réunie pour rejeter ces demandes. Si cette majorité n’est pas réunie, en fonction des procédures actuelles, ce serait à terme, la Commission, seule, qui déciderait.
La France doit honorer les engagements pris au cours du Grenelle de l’Environnement, et voter contre de nouvelles propositions européennes visant à faciliter et étendre les cultures OGM dans l’UE. Et ce, tant que les mesures arrêtées en la matière aux différents Conseils de l’Environnement du dernier semestre 2008, en particulier celles du 4 décembre, n’auront été suivies d’actions. En effet, les ministres européens de l’environnement ont demandé à ce que les effets à long terme des OGM sur l’environnement, les organismes vivants et la santé soient correctement évalués. »



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