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20 postes d’enseignants devraient être supprimés à la rentrée prochaine : 2,5 postes dans le secondaire (il s’agit de postes d’intervenants en langues) et 17,5 dans le primaire. Donnée récemment aux syndicats par l’Inspecteur d’Académie, cette information devrait être confirmée en février, lors des réunions du CTP (Comité Technique Paritaire) et du CDEN (Conseil Départemental de l’Education Nationale).
D’après les syndicats, qui appellent à une manifestation de protestation le samedi 22 à Auch, une telle suppression massive de postes n’a jamais eu lieu dans le département. Elle devrait entraîner la suppression de 17 classes, puisque « le vivier des enseignants ne travaillant pas devant les élèves a été épuisé » explique-t-on au SNUipp, le Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles. « L’Académie a en effet puisé au cours des dernières années dans les postes de remplaçants ou du Rased, elle ne peut plus le faire aujourd’hui. Donc c’est forcément des postes en classe qui vont être supprimés. »
Ces 17 suppressions à venir sont à comparer aux 15 suppressions de postes enregistrées au cours des 10 dernières années dans le Gers, dont 4 l’an dernier, alors que, dans le même temps, le département a enregistré 1001 élèves de plus.
De cette décision devrait découler une logique augmentation des effectifs dans les classes. Une augmentation que les services de l’Etat ont récemment appelé de leurs vœux, assurant qu’il ne devrait pas y avoir de conséquences sur les résultats des élèves.